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BASSEKOU KOUYATE « Le maître incontesté du N’Goni » | BKO BUSINESS & CLASS
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BASSEKOU KOUYATE « Le maître incontesté du N’Goni »

Maître incontesté du n’goni, Bassékou Kouyaté contribue énormément à la promotion de la musique malienne, plus précisément du n’goni, cet instrument traditionnel mythique et légendaire. Avec à son actif quatre albums, trois fois nominé aux grammy Awards, un groupe familial “le ngoni Ba”, une centaine de dates de concerts à travers le monde; le virtuose du petit luth des griots maliens peut se vanter d’une glorieuse carrière qui a démarré il y a plus de trois décennies à Garana son village, localité située à environ 60 km de Ségou.

La Famille Bassékou Kouyaté et le N’goni, une histoire de siècles

Bassékou Kouyaté est issu d’une famille de griots. Fils d’un père musicien et d’une mère chanteuse, il a héri­té du n’goni de ses parents qui l’ont reçu de ses arrières grands parents et ainsi de suite. Selon l’artiste, l’histoire du n’goni dans leur famille remonte bien avant la naissance de Jésus christ. Ainsi Bassékou Kouyaté a été initié à la pratique de cet instrument traditionnel à l’âge de douze ans par son père. Une initiation, qui ne se fera pas sur le banc de classe, mais plutôt dans le Djéliblon. Cet endroit assez particulier où les anciens enseignaient aux plus jeunes leur savoir. Il l’a certainement bien appris, puis que de cette époque à nos jours, l’homme est devenu une légende du petit luth dans le monde.

Le djéliblon se mue en une école de formation

Pour transmettre son art à la nouvelle génération, Bassékou Kouyaté a créé une école de formation artistique dans le quartier de banconi qui l’a vu émerger. Un établissement qui peut accueillir par an, plus d’une centaine d’apprenants. Construit avec toutes les commodités (internat, salles de spectacle, de cours, de pratique), l’école dont la valeur est estimée à plus de cent millions de francs cfa financée par l’artiste lui même forme des élèves et étudiants venants de par le monde.

« Le Tamani d’or 2015, mon plus beau trophée »

A l’en croire, il n y a pas de distinctions qu’il n’ai pas déjà reçu à travers le monde: 1 nominé trois fois au Grammy Awards, prix du meilleur album trois fois, meilleur artiste au monde quatre fois etc; des distinctions qui l’ont permis de briller aujourd’hui. Mais selon lui, même quand l’on reçoit toutes les distinctions au monde, si l’on n’a rien de son pays, cela reste vain. Ainsi le Tamani d’Or 2015 dont il l’a reçu, est pour lui son meilleur trophée artistique.

Pour donner une enver­gure internationale au Ta­mani d’Or, il invite l’Etat à s’impliquer davantage dans la valorisation de cet événement afin que d’autres artistes étrangers (africains et occidentaux) soient nominés au Tamani d’Or comme ça se fait dans d’autres pays».

La culture malienne, une référence au monde

« Dieu merci, j’ai eu la chance de faire le tour du monde quatre fois et je dis une chose dont je suis fier, la culture malienne reste un modèle. » Tels sont les propos de l’artiste en voulant évoquer la culture de son pays.

Selon lui, il n’y a rien qui puisse vendre l’image du Mali à l’extérieur plus que sa culture et surtout sa musique. « Souvent pendant mes concerts, quand je parle du Mali, cela laisse mon public indifférent. Mais quand je dis le pays d’Ali Farka Toure, je vois la joie qu’illumine leurs visages. Juste pour dire que notre musique nous exporte loin ». La seule chose que l’artiste déplore aujourd’hui, est la dévalorisation de ce bel héritage par la nouvelle gé­nération. « Malheureusement le Malien préfère aujourd’hui s’accaparer de la civilisation d’autrui au détriment de sa propre culture, ce qui est vraiment dommage ». Pour Bassékou, l’on doit protéger cette richesse malienne et les autorités ont la responsa­bilité d’y veiller

Derrière chaque grand homme, se cache une grande dame

Cet adage confirmé par l’artiste qui se glorifie d’avoir la meilleure épouse au monde. Quand il parle de sa femme, l’on voit une lueur sur son visage et le sourire aux lèvres. « Vous savez, Amy Sacko est une grande artiste qui a beaucoup de succès auprès du public. Mais, mal­gré ce succès, elle a tout laissé pour me suivre dans mes activités. Elle m’accom­pagne dans mes tournées, m’assiste, me conseille, cela me rassure et je la remercie.» Et en plus d’être accompa­gné par sa femme, Bassékou Kouyaté (selon lui) est le seul artiste connu à ce jour à avoir une équipe composée de sa famille avec son groupe Ngoni Ba composé de son frère, ses deux enfants, son neveu et bien sûr sa femme.

Du n’goni au solaire pour rayonner le Maliba

Des projets comme tout maître d’Art, il en a. L’artiste est présentement sur son cinquième album qui devra sortir d’ici la fin de l’année. Et mieux encore, il n’entend pass’arrêterqu’à la musique, du n’goni, il fait son entrée dans le solaire. « Avec des partenaires Allemands, je suis en train de mettre en place une société d’électrification « Lumière Bassékou”. L’objectif étant, d’électrifier des villages entiers afin de sortir de l’obscurité nos parents en campagne. »