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Fadima SANGARE « Le dynamisme au féminin » | BKO BUSINESS & CLASS
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Fadima SANGARE « Le dynamisme au féminin »

Du haut de ses 1m80, c’est sous un soleil de plomb, au milieu de graviers sur une colline à Koulikoro, deuxième région du Mali, que nous avons rencontré pour la première fois, SANGARE Fadima AL ZAHRA. Cette ancienne Miss Mali devenue patronne de la holding Dana, passe pratiquement son quotidien d’un chantier à un autre pour superviser et coordonner ses travaux.

Plus d’une décennie après avoir déposé la couronne, la jeune entrepreneure qui n’a rien perdu de sa beauté est loin d’être une femme de luxe. Elle se veut avant tout, travailleuse, exigeante et ouverte d’esprit.Sa rigueur et son intelligence lui ont d’ailleurs permis de créer une multitude de sociétés dont, une, qui intervient dans la représentation-consul- ting de marques ou d’investisseurs étrangers avec pour ambition de convaincre -investisseurs et décideurs- de conjuguer leurs efforts pour développer le Mali.

BB&C : Dites-nous tout d’abord qui vous êtes et comment en êtes-vous arrivé là ?

FS : Je suis une femme malienne, fière de mon pays, prénommée Fadima Al Zahra, épouse Sangaré. J’ai fondé une famille, riche aujourd’hui de 5 enfants, à la fois respectueuse des valeurs traditionnelles et ouverte sur le monde et les autres. Ce sont sur ces fondations (solidarité familiale et exigence morale) que j’ai bâti mon parcours professionnel basé sur un état d’esprit d’indépendance (oser entreprendre et innover) et de recherche de l’excellence dans mes offres et prestations de services.

Au départ ce n’était pas facile, mais j’ai eu très vite la conviction qu’au travers d’une activité créée et développée, je pouvais montrer à mes enfants le bon exemple par le travail et la persévérance. J’ai eu une opportunité qui m’a permis de me lancer dans le BTP et l’immobilier. J’y ai mis toute mon énergie, avec rigueur et humilité. Ça a marché et cela a entraîné de nouveaux défis que j’ai relevé.

BB&C : Vous dirigez à ce jour plusieurs sociétés allant du BTP au commerce import- export tout en passant par le Consulting, parlez-nous-en?

FS : J’ai constitué, au fur et à mesure du développement de mes activités, une holding, Dana. Elle regroupe l’ensemble de mes entreprises dans l’immobilier, le BTP, l’import-ex- porten alimentation, l’éducation avec un complexe scolaire « la Fontaine », l’énergie et aussi la représentation-consulting de marques ou d’investisseurs étrangers. J’ai énormément développé cette dernière branche dans le but de contribuer à la valorisation du climat des affaires au Mali. J’essaye de créer le pont entre investisseurs étrangers et décideurs.

Car, la mondialisation, la rapidité des communications et des échanges de nos jours, sont une réalité qu’il ne faut pas nier ou rejeter. Bien au contraire, avec ses qualités et les atouts locaux à notre disposition, il faut s’inscrire dans ce mouvement économique et y tracer son propre chemin. Ma responsabilité en tant que consultante est de convaincre les investisseurs de semer ici au Mali et d’en récolter équitablement et justement les fruits. Pour donner de l’emploi à notre jeunesse en particulier et pourquoi pas, l’encourager ainsi à entreprendre.

BB&C : Le milieu des affaires est le plus souvent dominé par les hommes. Comment faites-vous pour vous démarquer et vous imposer ?

FS : Si l’on s’arrête à ce «cliché», on ne peut que regretter aujourd’hui que ce milieu d’affaires soit encore très «masculin».

Mais de plus en plus de femmes entreprennent et réussissent, dans bien des domaines, et incitent, par leur exemple, d’autres femmes à prendre des initiatives dynamiques, efficaces et profitables.

Pour ma part, je me sens l’égale de mes interlocuteurs ou investisseurs. Tout simplement parce que je crois au partenariat gagnant-gagnant, basé sur des compétences et la complémentarité des savoirs, dans le respect de la parole et des contrats.

Ainsi, il n’y a plus l’aspect d’hommes ou de femmes, mais la réunion ou l’union de chefs d’entreprise pour construire, réussir et pérenniser un projet.

BB&C : Vous êtes mariée et mère de cinq enfants. Comment arrivez-vous à concilier business et famille ?

FS : Tout est une question d’organisation et de s’y tenir. D’être pleinement et sereinement dans chacun de ces moments (famille et travail) quand on s’y consacre. Ne jamais laisser – ou le moins possible – les soucis de l’un envahir l’espace de l’autre. Et quel que soit l’endroit du monde où mon activité peut me mener, prendre chaque jour le temps de l’échange avec ma famille est ancré en moi.

BB&C : Quel regard portez-vous sur l’entrepreneuriat féminin en Afrique d’une manière générale et particulièrement au Mali ?

FS : Mon Afrique et mon Mali méritent – et attendent – que les femmes les portent haut et fort dans la dynamique économique et sociale qui en feront un continent et un pays, plus qu’en émergence, en croissance et stabilité permanentes. Que de talents, de courage, de créativité et de volonté sont en elles déjà qu’elles doivent libérer davantage dans l’action entrepreneuriale. De partout et de plus en plus, des entreprises, petites ou grandes, sont créées, dirigées et développées par des femmes. Cette formidable montée en puissance «féminine» est une source de fierté et d’encouragement pour toutes les femmes qui hésitent à se lancer. Et je les encourage à pui­ser dans tous ces exemples pour oser entreprendre. Elles réussiront, je n’en doute pas une seconde !

BB&C : De milliers de femmes souhaiteraient certainement entreprendre comme vous ? Quel conseil avez-vous à leur donner ?

FS : Croire en soi, en ses qualités et ses talents, confiance chevillée au coeur et ouverture d’esprit. Privilégier l’écoute et le dialogue et surtout de l’audace positive et ne pas craindre l’échec. Il permet d’en tirer des leçons et de rebondir pour mieux réussir. A mes sœurs et filles je leur dirais également, de garder leur féminité comme puissance de vie et de rester authentiques.

BB&C : Votre mot de la fin ?

FS : Je souhaiterais que toutes les femmes, comme je m’en suis inspirée, soient convaincues de ce que disait Nelson Mandela : «J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre». Et de ce que Aimé Césaire défendait comme certitude : «Je refuse de désespérer de l’Afrique ! Ce serait refuser d’espérer, tout simplement».