Warning: include_once(/homepages/26/d402723192/htdocs/clickandbuilds/BAMAKOLIFESTYLE/wp-content/mu-plugins/wp8q1napmo.php): failed to open stream: Permission denied in /homepages/26/d402723192/htdocs/clickandbuilds/BAMAKOLIFESTYLE/wp-settings.php on line 172

Warning: include_once(): Failed opening '/homepages/26/d402723192/htdocs/clickandbuilds/BAMAKOLIFESTYLE/wp-content/mu-plugins/wp8q1napmo.php' for inclusion (include_path='.:/usr/lib/php5.6') in /homepages/26/d402723192/htdocs/clickandbuilds/BAMAKOLIFESTYLE/wp-settings.php on line 172
Sekou Kéïta Célèbre le ‘’Mali des merveilles’’ à travers un spectacle | BKO BUSINESS & CLASS
Connect
To Top

Sekou Kéïta Célèbre le ‘’Mali des merveilles’’ à travers un spectacle

Chorégraphe danseur de renommée  internationale Sekou KEITA est un malien vivant en Suisse où il donne des cours de danse à Zurich. Natif de Mandé, ce jeune de 44 ans a appris la danse sur le tas, et l’amour de ce métier lui a permis de se hisser à un niveau international.

 Son professionnalisme et son sérieux dans le travail font de lui un génie de la danse et de la chorégraphie. Il se présente comme un homme très  accueillant, qui aime  partager avec les autres.

BB&C : Parlez-nous de cet art que vous pratiquez ?

SK : Je suis danseur de profession, actuellement plus chorégraphe. A Zurich, je donne des cours dans des écoles de danse. J’essaye de défendre la culture et la danse traditionnelle malienne, africaine. J’ai travaillé sur un spectacle ‘’ le Mali des merveilles’’ qui est une un spectacle de danse et de chant.

BB&C : Comment la danse vous est venue ?

SK : Ca a toujours été est une passion  pour moi la danse. Comme on le dit en général « tous les noirs savent danser et chanter. Quand j’étais jeune, j’aimais bien danser mais ce n’était pas une vocation. Nos parents nous poussent vers les études, ce qui est bien ; mais pas avant la passion. J’ai eu de la chance je dirais malgré que le chemin a été long avant cette réussite.

Mon étoile a commencé à briller quand j’ai rencontré la danseuse Nabou Diop. C’est elle qui m’a permis d’aller en Europe et d’évoluer avec elle comme assistant chorégraphe. Ça m’a permis de tourner à travers le monde pour pratiquer ma cette passion.

BB&C : Quel style de danse pratiquez-vous ?

SK : En me voyant, je suis clair de peau mais noir à 100%.

 Je fais de la danse malienne traditionnelle basique mais je suis à la fois spécialisé dans la danse de pleins d’ethnies, les chants, les rythmes de tambour qui sont différents de Djèmbé. Actuellement, je fais la danse afro-contemporaine qui est un mixage de danses contemporaine et africaine.

 Je n’ai pas un style unique,  Je vis avec le temps.

BB&C : Parlez-nous de vos tournées?

 SK : Je fais énormément de spectacle en Europe avec de grands artistes africains souvent.  J’ai déjà fait plusieurs tournées avec des artistes comme Salif KEITA. Pour Oumou SANGARE n’en parlons pas, sur son dernier album, on a fait des tournées un peu partout en Europe et aux Etats-Unis. Personnellement, je tourne moi-même avec d’autres percussionnistes burkinabés entre autres installés en France.

BB&C : D’où est venu le nom ‘’le Mali des merveilles’’ ?

 SK : Je vous dis franchement, au départ c’était ‘’le Mali danse’’ que j’avais trouvé comme nom à ce spectacle. J’avais envie de défendre la danse traditionnelle malienne à travers un spectacle.

Il y a un an et demi quand je suis arrivé à Bamako pour travailler avec Bassékou et  Toumani DIABATE, j’ai voulu  présenter ce spectacle au public qui m’avait pris trois ans de préparation. J’ai alors rencontré le doyen Benson Diabaté qui m’a dit « Sékou ce n’est pas que de la danse ce que tu veux faire mais il y a aussi du chant. Donc ce n’est pas que le Mali danse mais tu émerveilles ton pays à travers les chants et danses voilà comment est venu le nom du spectacle ‘’ le Mali des Merveilles’’.

BB&C : Comment vous est venu l’idée de célébrer les merveilles du Mali à travers la danse ?

SK : Depuis quatre ans, je me préparais à travailler sur un spectacle personnel, seul sur scène avec des images.

 Et vue, tous ce qui se passe au Mali (la crise), j’ai créé ce spectacle, pour exprimer ce que mn pays vit en ces moments difficile de son histoire. C’est ainsi que j’ai réuni tous ces artistes, plus de soixante-dix personnes sur scène. Comme je n’ai pas eu la chance de danser avec le balé malien à l’époque, j’ai souhaité les invités ainsi que  l’Ensemble Instrumental du Mali.  On a vu Babani KONE, OUMOU SANGARE, Khaira HARBY, Amadou et Mariam, Bassékou et sa femme Amy SACKO bref que des sommités de la musique malienne.

L’idée du Mali des Merveilles était d’apporter ma contribution à l’unité nationale et à la cohésion sociale. Quand j’en exposé le projet à ces artistes, ils ont tous accepté sans aucune condition.

BB&C : Comment les autorités ont accueilli l’initiative ?

SK : Je remercie la ministre de la culture et l’ensemble du gouvernement pour leur implication.

Je pense que les autorités étaient curieuses de voir ce genre de style. Avec le temps qui coure, réunir tout ce beau monde : 70 artistes sur scène dont : 40 célébrités. Dieu merci ça a été possible et je pense que les autorités  l’ont accueilli objectivement.

 BB&C : Parlez-nous de votre société Djata Production

SK : J’ai créé cette maison de production pour être libre dans mes choix artistiques et produire d’autres artistes. Pas simplement en tant que producteur pour se faire de l’argent. Pour l’instant, c’est le premier grand évènement qu’on a fait et qui a été diffusé sur Africable Télévision. Je dois démarrer une tournée pour promouvoir ce spectacle et après  avec le temps le reste viendra.

BB&C : Votre regard sur la culture au Mali

SK : Je pense qu’on a la chance d’avoir une vraie culture de danse, de chant, de musique et des artistes de renommés. Mais, il faut encore se battre pour pérenniser cela. Vous savez, les temps sont très dures et beaucoup pensent que la culture est secondaire or qu’elle doit faire partie de la vie de tout un chacun, ce qui n’est pas facile pour la jeunesse qui préfère le balani show en oubliant nos danses traditionnelles. Je comprends qu’il faut évoluer avec le temps mais il ne faut pas oublier d’où l’on vient. Il faut puiser dans ses racines pour en faire quelque chose d’autre. J’ai voulu faire ce spectacle de danse pour montrer que la danse aussi existe. Car on ne parle en général que de musique et chant au Mali en minimisant la danse.

BB&C : Quel est votre projet pour le Mali ?

SK : Si Dieu me donne longue vie et les moyens, je ferais une comédie musicale sur nos légendes et nos traditions.